La Blaise

La Blaise prend sa source dans la région du Perche, à Senonches, et parcourt environ 49 km en direction du nord-ouest. Son dénivelé total est de 91 m environ.
La Blaise conflue avec l’Eure sur sa rive gauche. Elle possède deux affluents principaux : le ruisseau de Saint-Cyr et le ruisseau de Saint-Martin.

Carte détaillée

bassin de la Blaise

Communes traversées

La Blaise traverse 14 communes, toutes situées dans le département de l’Eure-et-Loir. 12 d’entre elles sont situées sur le territoire du SBV4R. De l’amont vers l’aval, ce sont : Maillebois, Saint-Ange-et-Torçay, Fontaine-les-Ribouts, Saulnières, Aunay-sous-Crécy, Crécy-Couvé, Tréon, Garnay, Vernouillet, Dreux, Cherisy et Montreuil.

Bassin Versant

Le bassin versant de la Blaise représente une superficie de 440 km² environ. Il est intégralement compris dans le département de l’Eure et Loir (28), en région Centre. Il recouvre totalement ou partiellement 43 communes.

Catégorie et faune

La Blaise est classée en totalité en première catégorie piscicole. La première catégorie correspond à des eaux dans lesquelles vivent principalement des poissons de type salmonidés. La truite fario est l’espèce dominante.

La Fédération Départementale de Pêche effectue tous les 5 ans environ des pêches électriques pour comptabiliser et répertorier les espèces présentes sur un territoire. Réalisées avant et après des travaux structurants, ces pêches permettent de mesurer l’efficacité du rétablissement de la continuité écologique.
Retrouvez les espèces rencontrées en Eure-et-Loir sur le site de la Fédération Départementale de Pêche : http://www.peche28.fr/3040-les-poissons-d-eure-et-loir.htm)

Retrouvez les associations de pêcheurs sur la Blaise : http://www.peche28.fr/2963-les-aappma.htm

Problématique

Pour survivre, la faune aquatique a besoin de se déplacer au cours de son existence, que ce soit à la recherche de nourriture, d’une zone de repos ou d’abris, d’un partenaire ou d’un site de reproduction adéquat. Or les ouvrages hydrauliques tels que les barrages, les vannages, les turbines, les clapets, etc., représentent des obstacles difficiles, voire impossibles à franchir pour de trop nombreuses espèces.

De Maillebois à Montreuil, de nombreux moulins ponctuent le cours de la Blaise. Sur presque tout son linéaire, la rivière est ainsi divisée en bras, rendant difficiles la dévalaison des sédiments et la libre circulation de la faune. Avec la configuration actuelle, il est donc difficile d’espérer atteindre le bon état écologique préconisé par la Loi sur l’Eau à l’horizon 2027.

Objectifs

L’objectif majeur du SBV4R est de rétablir la continuité écologique sur la Blaise pour permettre d’une part la libre circulation des espèces piscicoles et d’autre part le transport des sédiments de l’amont vers l’aval.

 Pour atteindre cet objectif, plusieurs missions doivent être conduites en parallèle :

1/ Œuvrer en faveur d’un effacement ou d’un aménagement des ouvrages hydrauliques inutilisés

Le tracé en plan de la Blaise montre que son cours est très souvent dédoublé, et ce sur quasiment tout son linéaire. Cela découle de l’usage historique dont il a été fait (et dont il est parfois encore fait) de la force hydraulique. La présence de nombreux biefs, perchés topographiquement, répond à la nécessité de disposer d’une chute d’eau suffisante en fin de bief pour utiliser l’énergie potentielle gravitaire de l’eau. Le meilleur exemple en est le dédoublement en deux bras principaux à l’amont de Dreux : le bras de l’Ecluse au Nord se jette dans l’Eure à Montreuil, et le bras des Châtelets au Sud conflue avec l’Eure à Cherisy.

2/ Continuer à œuvrer, par tous les moyens possibles, à l’amélioration de la qualité physico-chimique de l’eau

D'après les résultats fournis par l'Agence de l'eau et le conseil général, il est possible de constater que la qualité physico-chimique de l'eau est relativement bonne sur l'ensemble du bassin versant. Hormis la station située aux Osmeaux et sur l'ensemble des critères étudiés et codifiés pour l'atteinte du bon état physico-chimique, la rivière est jugée comme en "Bon état" selon les critères de détermination actuel (DCE). Ces résultats sont observés depuis plusieurs années et sur l'ensemble des saisons. En effet, la qualité de l'eau varie entre les saisons mais également possiblement d'une année sur l'autre.

Seule la station des Osmeaux est classifiée comme "médiocre" notamment à cause d'une trop importante quantité de nitrates et phosphates. Cette pollution, toxique pour la faune piscicole et invertébrée, peut être due à plusieurs facteurs. Le rejet de la station d'épuration située en amont de la station de mesure dans la Zone Industrielle des Châtelets ne participe pas, d'après les analyses de suivi effectuées en sortie de STEP, à l'apport de nitrate et phosphate dans la rivière. Cette station bénéficie d'un traitement de l’azote et du phosphore.

3/ Sensibiliser les riverains au bon entretien des berges et de leur végétation

Les végétaux assurent, grâce à leurs racines, le maintien des berges et permettent de diversifier les habitats. Ils concourent également à l’épuration des eaux et constituent une source de nourriture pour les espèces. Entretenus régulièrement, ils doivent laisser passer la lumière et permettre le développement de la vie aquatique. L’alternance des espèces dans la ripisylve, locales si possible, et des hauteurs est un plus.

4/ Sensibiliser les agriculteurs et le grand public aux gestes éco-citoyens

La rivière n’est pas un dépotoir ! « L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général. » Art. L210-1 du code de l’environnement

La rivière abrite des espèces animales et végétales qui interagissent entre elles. Ces espèces ont besoin de nourriture et d’énergie, fournies autant par la partie vivante que non vivante de l’écosystème, mais aussi de se déplacer, notamment pour se reproduire. Toute action sur ce milieu peut provoquer des modifications de leurs conditions de vie.
C’est le cas notamment de l’urbanisation, des prélèvements d’eau potable, des pollutions, du piétinement des berges par des animaux, du désherbage chimique, du brûlage de végétaux, du rejet de déchets en bordure de rivière, dont les déchets de tonte…

Débits

Le débit moyen annuel ou module de la Blaise, issu de la station de Garnay, située à environ deux kilomètres en aval de Dreux, est de 1,96 m3/s. On observe peu des fluctuations saisonnières modérées.
Durant la période de hautes eaux, principalement relevées en hiver et au début du printemps, les débits mensuels moyens s’échelonnent de 2,16 à 2,58 m3/s (avec un maximum en février). A l’étiage (généralement de juillet à septembre inclus), le débit moyen mensuel baisse jusqu’à 1,46 m3/s, ce qui reste abondant pour un cours d’eau de cette taille.
Les crues, cependant, peuvent êtres importantes. Le QIX 10 est de 25 m3/s.

Travaux

L’ancien syndicat intercommunal de la vallée de la Blaise (SIVB) a mené plusieurs types de travaux sur la Blaise et ses affluents. 

- Effacement d'ouvrages

Après l’effacement de sept ouvrages les plus vétuses, entre Dreux et la confluence de l’Eure, notamment au moulin de Réveillon, le SIVB a entrepris, en 2015, l’aménagement du moulin de Fortisle, à Tréon. De même, en 2017, il s’est attaché à supprimer le vannage des anciennes fonderies de Saulnières. Pour visualiser la vidéo de ces derniers travaux, vous pouvez suivre ce lien.

L’aménagement de ces ouvrages hydrauliques ont permis de rétablir la circulation piscicole entre l’Eure et la Blaise sur plus de XXX km. Ils ont amélioré aussi partiellement, grâce à l’abaissement de la hauteur d’eau retenue, le transport des sédiments, essentiels à l’équilibre hydromorphologique et écologique de la rivière. Cette dynamisation permet de retrouver un écosystème d’eau vive, notamment par un décolmatage des fonds (désenvasement), indispensable à la reproduction de nombreux poissons de rivière qui doivent déposer leurs œufs sur un fond minéral (frayères).

- Entretien de 3,5 km de berges

- Pose de clôtures et création d’abreuvoir sur le Trou à l'Ane

Le ru du Trou à l'Ane traverse principalement des pâtures bovines. La pose de barbelés autour de ce petit cours d'eau a permis de stopper la descente répétée des vaches dans le cours d'eau, pratique ayant de nombreuses conséquences néfastes pour le ru : destruction des berges, augmentation des matières en suspension dans l'eau, diminution de l'oxygène, destruction indirecte de la faune piscicole, élimination des ligneux en bordure de ru...

A l’issue de ces travaux, réalisés en 2008, sont réapparus une vie piscicole ainsi qu'une végétation rivulaire typique des petits cours d'eau.

Etudes (à venir)

Fiches ouvrages (à venir)


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